Quel mors choisir pour son cheval ?

Choisir un mors pour son cheval demande de prendre en compte plusieurs critères : la forme de la bouche, la sensibilité du cheval, son niveau de dressage, la main du cavalier et la discipline pratiquée. Le mors fait partie des équipements les plus importants dans la communication entre le cheval et le cavalier, mais il peut aussi créer de l’inconfort s’il est mal choisi ou mal réglé.

Un mors trop petit peut pincer les commissures. Un mors trop grand peut manquer de stabilité. Un mors trop fort peut provoquer des défenses, tandis qu’un mors trop mobile ou mal adapté peut rendre le contact instable.

Il n’existe donc pas un mors idéal pour tous les chevaux. Certains chevaux sont plus à l’aise avec un mors simple brisure, d’autres avec un double brisure, un mors droit, un Verdun, un Baucher ou un modèle plus spécifique. Le bon choix dépend toujours du cheval, de son comportement au travail et de la qualité du contact recherché.

Dans ce guide, nous allons voir à quoi sert un mors, les principaux types de mors, comment choisir la bonne taille, quelles matières privilégier, quels modèles éviter selon le niveau du cavalier et quelles erreurs ne pas faire avant d’acheter.

À quoi sert un mors pour cheval ?

Le mors sert à transmettre les indications du cavalier par l’intermédiaire des rênes. Il participe à la direction, au contrôle de l’allure, à l’équilibre et à la qualité du contact entre le cheval et la main.

Le mors agit dans la bouche du cheval, principalement sur la langue, les barres et les commissures des lèvres. Selon le modèle, il peut aussi avoir une action plus indirecte sur la nuque ou le menton, notamment avec certains mors à levier ou avec gourmette.

Un mors bien choisi doit permettre une communication claire, sans provoquer de douleur ni de défense. Il ne doit pas être utilisé pour forcer le cheval, mais pour affiner les demandes du cavalier.

Un mors adapté aide à :

  • stabiliser le contact ;
  • améliorer la précision des aides ;
  • accompagner les transitions ;
  • orienter le cheval ;
  • mieux gérer l’équilibre ;
  • garder un contrôle adapté au travail demandé.

Le mors ne fonctionne jamais seul. Son efficacité dépend aussi du réglage du filet, de la main du cavalier, du niveau de dressage du cheval et de son état physique. Un cheval qui tire, ouvre la bouche ou refuse le contact n’a pas forcément besoin d’un mors plus fort. Il peut aussi exprimer une gêne, un manque d’équilibre, un problème dentaire ou un mauvais réglage.

Le bon mors est donc celui que le cheval accepte bien, qui reste stable dans sa bouche et qui permet au cavalier de communiquer avec précision, sans tension excessive.

Les différents types de mors pour cheval

Il existe plusieurs types de mors, avec des formes et des actions différentes. Le choix dépend de la bouche du cheval, de sa sensibilité, de son équilibre, de son niveau de dressage et de la main du cavalier.

Il faut aussi garder en tête que les catégories peuvent se croiser. Un mors peut être à la fois double brisure, à anneaux fixes, en résine, anatomique ou avec une action plus technique. Il faut donc regarder l’ensemble du mors : sa forme, sa matière, son épaisseur, ses anneaux et son usage.

Le mors simple brisure

Le mors simple brisure possède une seule articulation au centre. C’est l’un des mors les plus classiques et les plus utilisés.

Il est simple, courant et polyvalent, mais il n’est pas forcément le plus doux pour tous les chevaux. Selon la bouche du cheval et la main du cavalier, la brisure peut créer un effet de pincement ou une pression moins bien répartie.

Avantages :

  • simple à utiliser ;
  • facile à trouver ;
  • polyvalent ;
  • adapté à de nombreux chevaux ;
  • souvent utilisé comme mors de base.

Inconvénients :

  • peut créer un effet de pincement ;
  • peut gêner certains chevaux sensibles ;
  • moins stable qu’un mors droit ou à anneaux fixes.

Le mors simple brisure peut être un bon choix pour un cheval qui l’accepte bien, mais il ne faut pas le choisir automatiquement sans observer les réactions du cheval.

Le mors double brisure

Le mors double brisure possède deux articulations et une pièce centrale. Il répartit souvent mieux les pressions dans la bouche qu’un simple brisure.

Il est très utilisé pour le travail quotidien, car il offre généralement un contact plus souple et plus confortable.

Avantages :

  • meilleure répartition des pressions ;
  • contact plus souple ;
  • intéressant pour les chevaux sensibles ;
  • bon choix pour le plat et le loisir ;
  • souvent bien accepté.

Inconvénients :

  • dépend de la forme de la pièce centrale ;
  • peut être trop mobile pour certains chevaux ;
  • demande une main régulière.

Le mors double brisure est souvent un bon compromis entre confort, précision et polyvalence.

Le mors droit

Le mors droit n’a pas d’articulation. Il agit de manière plus uniforme dans la bouche, avec une pression répartie sur la langue et les barres.

Il peut convenir aux chevaux qui n’aiment pas les mors articulés ou qui cherchent un contact plus stable.

Avantages :

  • action stable ;
  • limite les pincements ;
  • intéressant pour certains chevaux sensibles ;
  • contact plus fixe ;
  • peut rassurer certains chevaux.

Inconvénients :

  • moins précis latéralement ;
  • peut être mal accepté par certains chevaux ;
  • peut prendre trop de place si les canons sont épais.

Le mors droit n’est pas automatiquement plus doux. Tout dépend de sa forme, de son épaisseur, de sa matière et de la bouche du cheval.

Le mors Verdun

Le mors Verdun possède des anneaux en forme de D. Cette forme limite les mouvements latéraux du mors et apporte plus de stabilité qu’un mors à anneaux libres.

Il est souvent utilisé pour les jeunes chevaux ou les chevaux qui ont besoin d’être mieux encadrés dans la direction.

Avantages :

  • mors stable ;
  • bon encadrement latéral ;
  • utile pour améliorer la direction ;
  • rassurant pour certains chevaux ;
  • bon compromis entre simplicité et stabilité.

Inconvénients :

  • moins mobile qu’un mors à anneaux libres ;
  • peut être moins fin dans certaines demandes ;
  • ne convient pas à tous les chevaux.

Le mors Verdun est intéressant pour rechercher plus de stabilité sans passer sur un mors plus technique.

Le mors à aiguilles

Le mors à aiguilles possède deux longues branches latérales. Elles encadrent la bouche du cheval et aident à mieux guider la direction.

Il est souvent utilisé pour les jeunes chevaux, les chevaux en apprentissage ou ceux qui manquent de précision dans les tournants.

Avantages :

  • excellent encadrement ;
  • aide à la direction ;
  • intéressant pour les jeunes chevaux ;
  • mors stable ;
  • utile dans l’apprentissage.

Inconvénients :

  • peut être encombrant ;
  • nécessite souvent des passants d’aiguilles ;
  • moins discret qu’un mors classique.

Le mors à aiguilles peut être très utile pour guider un cheval, à condition d’être bien ajusté et utilisé avec une main correcte.

Le mors Baucher

Le mors Baucher possède un petit anneau supérieur pour fixer les montants du filet. Cela rend le mors plus fixe dans la bouche qu’un mors à anneaux libres.

Il est souvent recherché pour sa stabilité et pour le contact plus posé qu’il peut apporter à certains chevaux.

Avantages :

  • mors stable ;
  • contact plus fixe ;
  • intéressant pour les chevaux qui n’aiment pas les mors trop mobiles ;
  • peut aider à obtenir un contact plus régulier.

Inconvénients :

  • effet parfois mal compris ;
  • ne convient pas à tous les chevaux ;
  • peut créer des tensions avec une main trop dure.

Le Baucher peut convenir à un cheval qui cherche de la stabilité, mais il ne doit pas être choisi uniquement pour obtenir plus de contrôle.

Le mors Pessoa

Le mors Pessoa possède plusieurs anneaux permettant différentes attaches de rênes. Plus les rênes sont attachées bas, plus l’action peut devenir marquée.

Il est souvent utilisé en saut d’obstacles avec des chevaux puissants, qui s’appuient ou qui manquent de contrôle.

Avantages :

  • action modulable selon l’attache ;
  • apporte plus de contrôle ;
  • souvent utilisé en obstacle ;
  • peut aider certains chevaux forts.

Inconvénients :

  • mors technique ;
  • action plus forte qu’un mors simple ;
  • demande une main expérimentée ;
  • peut créer des défenses si mal utilisé.

Le Pessoa ne doit pas être choisi simplement parce qu’un cheval tire. Il faut d’abord vérifier le travail de base, l’équilibre, le réglage du filet et la main du cavalier.

Le mors releveur

Le mors releveur fonctionne avec des montants spécifiques qui coulissent dans les anneaux du mors. Son action est différente d’un Pessoa, même si les deux sont parfois utilisés pour rechercher plus de contrôle.

Il peut être choisi pour certains chevaux qui s’appuient fortement ou qui ont besoin d’être rééquilibrés.

Avantages :

  • peut apporter plus de contrôle ;
  • peut aider certains chevaux qui s’appuient ;
  • utilisé dans certaines disciplines sportives ;
  • action plus marquée qu’un mors classique.

Inconvénients :

  • nécessite des montants de releveur ;
  • demande une main précise ;
  • peut être mal compris par le cheval ;
  • déconseillé aux cavaliers débutants.

Le releveur doit rester un choix réfléchi, utilisé avec encadrement si besoin.

Le mors Pelham

Le mors Pelham combine une action de mors simple et une action de levier grâce à ses branches et à sa gourmette. Il peut être utilisé avec deux paires de rênes ou avec des alliances.

Il peut apporter plus de contrôle, mais son action peut devenir sévère si elle est mal dosée.

Avantages :

  • action combinée ;
  • bon niveau de contrôle ;
  • peut être modulé avec deux rênes ;
  • utile dans certains cas précis.

Inconvénients :

  • peut être sévère ;
  • demande une bonne main ;
  • réglage de la gourmette important ;
  • peu adapté aux cavaliers peu expérimentés.

Le Pelham doit être utilisé avec précision. Il ne remplace pas le travail de fond ni un mors simple bien adapté.

Le mors Goyo Aga

Le mors Goyo Aga est un mors avec effet de levier, souvent utilisé avec une gourmette. Il propose plusieurs possibilités d’attache des rênes, ce qui permet de varier l’intensité de l’action.

C’est un mors technique, à réserver à des cavaliers capables de doser leurs demandes.

Avantages :

  • action modulable ;
  • peut apporter du contrôle ;
  • intéressant pour certains chevaux puissants ;
  • plusieurs possibilités d’attache.

Inconvénients :

  • mors technique ;
  • risque de surdosage ;
  • peut être sévère avec une main dure ;
  • nécessite un bon réglage ;
  • peu adapté aux débutants.

Le Goyo Aga doit répondre à un besoin précis. Comme les autres mors techniques, il ne doit pas servir à masquer un problème de dressage, d’équilibre ou de contact.

Quel mors choisir selon son cheval ?

Le choix du mors doit toujours partir du cheval. La discipline peut orienter le choix, mais elle ne suffit pas. Un cheval sensible, jeune, puissant ou très fin dans le contact n’aura pas les mêmes besoins.

Pour un cheval sensible

Un cheval sensible a besoin d’un mors confortable, stable et bien accepté. Il faut éviter de choisir un mors uniquement parce qu’il est réputé doux. Un mors trop gros, trop mobile ou mal adapté peut aussi gêner.

Mors souvent envisagés :

  • mors double brisure ;
  • mors droit si le cheval préfère un contact stable ;
  • mors en résine ou matière plus douce ;
  • mors à anneaux fixes si le cheval a besoin de stabilité ;
  • Baucher dans certains cas.

Le plus important est d’observer les réactions du cheval : bouche plus stable, contact plus régulier, moins de défenses et meilleure décontraction.

Pour un jeune cheval

Pour un jeune cheval, il vaut mieux privilégier un mors simple, stable et facile à comprendre. L’objectif est de l’aider à découvrir le contact sans créer de gêne ou de défense.

Mors souvent adaptés :

  • mors simple brisure ;
  • mors double brisure ;
  • mors Verdun ;
  • mors à aiguilles.

Le mors à aiguilles ou le Verdun peuvent aider à encadrer la direction, surtout au début du travail. Il faut éviter les mors trop techniques ou trop forts, qui risquent de créer de la confusion.

Pour un cheval qui s’appuie

Un cheval qui s’appuie fortement sur la main n’a pas forcément besoin d’un mors plus dur. Il faut d’abord vérifier le travail de base, l’équilibre, les transitions, la main du cavalier et l’état physique du cheval.

Si le problème persiste, certains mors plus stables ou plus techniques peuvent être envisagés avec encadrement :

  • mors droit ;
  • mors Baucher ;
  • mors Verdun ;
  • Pessoa ou releveur dans certains cas précis.

Le but n’est pas de durcir systématiquement, mais de trouver un mors qui aide le cheval à se tenir sans se défendre.

Pour un cheval fort ou qui embarque

Un cheval fort peut donner envie de passer rapidement sur un mors plus puissant. Pourtant, ce choix doit rester réfléchi. Un mors plus fort peut apporter du contrôle, mais il peut aussi créer plus de tension si le cheval se braque.

Mors parfois utilisés :

  • Pessoa ;
  • releveur ;
  • Pelham ;
  • Goyo Aga.

Ces mors demandent une main précise et ne conviennent pas à tous les cavaliers. Ils doivent répondre à un besoin réel, pas compenser un manque de travail ou une main instable.

Pour un cheval qui ouvre la bouche

Un cheval qui ouvre la bouche peut exprimer un inconfort, une gêne dentaire, un mors mal adapté, une muserolle mal réglée ou une main trop présente.

Avant de changer de mors, il faut vérifier :

  • la taille du mors ;
  • le réglage du filet ;
  • le serrage de la muserolle ;
  • l’état des dents ;
  • la stabilité de la main ;
  • la qualité du contact.

Changer pour un mors plus fort ou serrer davantage la muserolle risque de masquer le problème sans le résoudre. Le bon réflexe est d’identifier la cause avant de modifier l’équipement.

Comment choisir la bonne taille de mors ?

La taille du mors est essentielle pour le confort du cheval. Un mors mal dimensionné peut pincer les commissures, bouger dans la bouche ou rendre les actions du cavalier moins précises.

Un mors trop petit risque de comprimer les lèvres et de créer des frottements. Un mors trop grand peut glisser latéralement, manquer de stabilité et gêner la qualité du contact.

La bonne taille dépend de la largeur de la bouche du cheval, mais aussi du type de mors. Un mors à anneaux libres ne se règle pas exactement comme un mors à anneaux fixes, car les anneaux mobiles peuvent pincer si le mors est trop ajusté.

Pour vérifier la taille, le mors doit dépasser légèrement de chaque côté de la bouche, sans excès. Il doit rester stable, sans comprimer les commissures ni se déplacer trop facilement.

Il faut vérifier :

  • que le mors ne pince pas les commissures ;
  • qu’il ne dépasse pas exagérément de chaque côté ;
  • qu’il reste stable dans la bouche ;
  • que les anneaux ne créent pas de frottement ;
  • que le cheval garde une bouche mobile ;
  • que le contact reste régulier pendant le travail.

La hauteur du mors dépend du réglage des montants du filet. Un repère courant est d’observer les plis à la commissure des lèvres. Le mors peut former environ deux à trois petits plis selon le cheval, le type de mors et la forme de sa bouche.

Ce repère reste une indication, pas une règle absolue. Un mors placé trop haut peut tirer sur les commissures, tandis qu’un mors trop bas peut bouger excessivement ou taper dans la bouche. Le plus important est d’observer le cheval : il doit pouvoir mâcher, déglutir et prendre le contact sans défense.

Si le cheval ouvre la bouche, secoue la tête, passe derrière la main ou refuse le contact, il faut vérifier la taille du mors, mais aussi le réglage du filet, la muserolle, les dents et la main du cavalier.

Quelle matière choisir pour un mors ?

La matière du mors influence l’acceptation, le confort et la décontraction du cheval. Certains chevaux prennent facilement un mors en inox, tandis que d’autres préfèrent une matière plus chaude, plus souple ou plus agréable en bouche.

Le choix dépend surtout de la sensibilité du cheval, de sa salivation, de la place disponible dans sa bouche et de son comportement au contact.

Le mors en inox

L’inox est la matière la plus courante. Il est solide, durable, facile à nettoyer et convient à beaucoup de chevaux.

Avantages :

  • solide et durable ;
  • facile à entretenir ;
  • prix souvent accessible ;
  • très courant ;
  • adapté à de nombreux usages.

Inconvénients :

  • contact parfois plus froid ;
  • peut être moins apprécié par certains chevaux sensibles ;
  • n’encourage pas toujours la salivation.

Un mors en inox peut très bien convenir si le cheval l’accepte correctement et garde un contact stable.

Le mors en résine ou caoutchouc

Les mors en résine ou en caoutchouc sont souvent choisis pour les chevaux sensibles ou ceux qui acceptent mal le métal. Ils offrent un contact plus doux et plus chaud en bouche.

Avantages :

  • contact plus agréable pour certains chevaux ;
  • intéressant pour les bouches sensibles ;
  • matière plus chaude que le métal ;
  • peut aider certains chevaux à mieux accepter le mors.

Inconvénients :

  • peut s’user plus vite ;
  • doit être vérifié régulièrement ;
  • peut devenir rugueux s’il est abîmé ;
  • prend parfois plus de place dans la bouche.

Ce type de mors peut être intéressant, mais il faut surveiller son état. Un mors en résine ou en caoutchouc marqué, coupé ou rugueux peut devenir inconfortable.

Les alliages favorisant la salivation

Certains mors sont fabriqués avec des alliages spécifiques, souvent de couleur dorée ou cuivre, qui peuvent encourager le cheval à saliver davantage.

Une meilleure salivation peut aider certains chevaux à prendre un contact plus décontracté, mais ce n’est pas une solution automatique. Le mors doit quand même être adapté à la bouche et bien utilisé.

Avantages :

  • peut favoriser la salivation ;
  • contact parfois mieux accepté ;
  • intéressant pour les chevaux qui prennent peu le mors ;
  • souvent utilisé pour améliorer la décontraction.

Inconvénients :

  • prix parfois plus élevé ;
  • efficacité variable selon les chevaux ;
  • ne compense pas un mauvais réglage ou une main dure.

La matière peut aider, mais elle ne remplace jamais un bon choix de taille, de forme et de brisure.

L’épaisseur du mors

La matière ne suffit pas à déterminer le confort. L’épaisseur du mors est aussi très importante.

Un mors épais est souvent présenté comme plus doux, car il répartit davantage les pressions. Mais si le cheval a peu de place dans la bouche ou une langue épaisse, un mors trop gros peut devenir gênant.

Un mors plus fin prend moins de place, mais son action peut être plus précise et parfois plus forte.

Le bon choix dépend donc de l’anatomie du cheval. Il faut trouver un équilibre entre confort, place disponible et précision du contact.

Quel mors choisir selon sa discipline ?

La discipline pratiquée peut orienter le choix du mors, mais elle ne doit jamais être le seul critère. Le mors doit d’abord convenir au cheval, à sa bouche, à son niveau de travail et à la main du cavalier.

Pour le travail sur le plat

Pour le plat ou le dressage de base, on recherche surtout un contact régulier, une bonne décontraction et une communication fine.

Mors souvent adaptés :

  • mors simple brisure ;
  • mors double brisure ;
  • mors droit selon le cheval ;
  • mors Baucher pour plus de stabilité.

L’objectif n’est pas d’avoir plus de contrôle, mais de permettre au cheval de se poser sur son mors sans tension excessive.

Pour le saut d’obstacles

En saut d’obstacles, le cheval doit rester réactif, équilibré et contrôlable à l’abord des obstacles. Certains chevaux travaillent très bien avec un mors simple, tandis que d’autres ont besoin de plus de stabilité ou d’encadrement.

Mors souvent utilisés :

  • mors double brisure ;
  • mors Verdun ;
  • mors à aiguilles ;
  • mors Pessoa dans certains cas ;
  • mors releveur dans certains cas.

Un mors plus technique peut être utile avec certains chevaux puissants, mais il ne doit pas remplacer le travail sur l’équilibre, les transitions et la qualité du galop.

Pour l’extérieur et la balade

En extérieur, le mors doit être confortable, fiable et bien accepté. Le cheval peut être confronté à des situations variées : terrain irrégulier, autres chevaux, circulation, départs au galop ou moments d’excitation.

Mors souvent adaptés :

  • mors simple brisure ;
  • mors double brisure ;
  • mors droit si le cheval le préfère ;
  • mors stable et bien toléré.

Il peut être tentant de choisir un mors plus fort pour se rassurer, mais ce n’est pas toujours la meilleure solution. Un mors mal accepté peut créer plus de tension qu’il n’apporte de sécurité.

Pour le cross

Le cross demande plus de contrôle et de sécurité, car le cheval évolue avec de la vitesse, sur terrain varié et face à des obstacles fixes.

Mors parfois utilisés :

  • mors Verdun ;
  • mors à aiguilles ;
  • mors Pessoa ;
  • mors releveur ;
  • Pelham dans certains cas précis.

Ces mors doivent être utilisés avec une vraie maîtrise. La sécurité en cross dépend autant du dressage, de l’équilibre et de la préparation que du choix du mors.

Pour le loisir polyvalent

Pour une pratique polyvalente, un mors simple, confortable et bien accepté suffit dans la majorité des cas.

Mors souvent adaptés :

  • mors simple brisure ;
  • mors double brisure ;
  • mors droit selon le cheval ;
  • mors Verdun si plus de stabilité est nécessaire.

Le meilleur choix est celui qui permet de travailler dans le calme, avec un cheval disponible, une bouche stable et un contact régulier.

Les erreurs à éviter avant d’acheter un mors

Choisir un mors demande de la prudence. Un modèle mal adapté peut créer de l’inconfort, rendre le contact instable ou provoquer des défenses chez le cheval.

La première erreur est de choisir un mors plus fort dès que le cheval tire, s’appuie ou embarque. Un mors plus technique peut parfois apporter du contrôle, mais il ne règle pas forcément la cause du problème. Le cheval peut manquer d’équilibre, de dressage, avoir une douleur, un problème dentaire ou simplement réagir à une main trop dure.

Il faut aussi éviter de choisir un mors uniquement parce qu’il est recommandé par un autre cavalier. Deux chevaux peuvent avoir la même discipline et le même niveau, mais une bouche complètement différente.

Les erreurs les plus courantes sont :

  • choisir un mors trop fort trop rapidement ;
  • prendre une mauvaise taille ;
  • négliger l’épaisseur des canons ;
  • choisir un mors trop gros pour une petite bouche ;
  • utiliser un mors technique sans main assez précise ;
  • copier l’équipement d’un autre cheval ;
  • oublier de vérifier l’état du mors ;
  • ignorer les réactions du cheval au travail.

Un mors abîmé, rugueux ou marqué doit aussi être remplacé. Les mors en résine, en caoutchouc ou en matière synthétique doivent être contrôlés régulièrement, car une zone usée peut devenir inconfortable.

Il faut enfin éviter de penser que le mors règle tout. Le bon mors aide la communication, mais il ne remplace pas le travail de base, la décontraction, l’équilibre et la qualité de la main.

Le bon réflexe est de choisir le mors le plus simple possible tant qu’il convient au cheval. Si un mors plus technique devient nécessaire, il vaut mieux l’utiliser avec l’avis d’un enseignant ou d’un professionnel.

Comparatif de mors : notre sélection

Le choix d’un mors dépend surtout du cheval, de sa bouche, de son niveau de sensibilité et du type de contact recherché. Pour cette sélection, les mors sont classés par usage afin de faciliter le choix.

Mors simples pour le travail quotidien

Ces mors conviennent pour le plat, le loisir, les cours ou une utilisation polyvalente. Ils sont souvent choisis pour leur simplicité et leur facilité d’utilisation.

Notre sélection :

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fouganza mors à anneaux simple brisure cheval et poney
Fouganza mors à anneaux simple brisure Cheval et Poney
  • Type : mors à anneaux simple brisure
  • Matière : inox
  • Usage : travail quotidien, cours, loisir, usage polyvalent
  • Point fort : mors simple, accessible et facile à utiliser
Prix indicatif : autour de 15 €
Disponible chez Decathlon
br mors soft contact double brisure
BR mors Soft Contact double brisure
  • Type : mors à anneaux double brisure
  • Matière : cuprigan avec anneaux en inox
  • Usage : travail quotidien, plat, loisir, cheval avec contact régulier
  • Point fort : double brisure plus confortable qu’un simple brisure classique
Prix indicatif : autour de 40 €
Disponible chez Sellerie Mae

Mors confort pour chevaux sensibles

Pour un cheval sensible, il faut privilégier un mors bien accepté, stable, adapté à la bouche et suffisamment confortable pour limiter les défenses.

Notre sélection :

fouganza mors à aiguilles double brisure cheval et poney
Fouganza mors à aiguilles double brisure Cheval et Poney
  • Type : mors à aiguilles double brisure
  • Matière : acier inoxydable
  • Usage : cheval sensible, jeune cheval, travail quotidien, direction
  • Point fort : double brisure avec canons fins et bon encadrement latéral
Prix indicatif : autour de 30 €
Disponible chez Decathlon
beris mors olive avec canon à passage de langue, doux
Beris mors olive avec canon à passage de langue, doux
  • Type : mors olive droit avec passage de langue
  • Matière : synthétique alimentaire avec anneaux métalliques
  • Usage : cheval sensible, jeune cheval, bouche délicate, recherche de confort
  • Point fort : passage de langue et embouchure douce pour limiter les pressions
Prix indicatif : autour de 70 €
Disponible chez Sellerie Mae

Mors plus encadrants pour chevaux forts ou dynamiques

Ces mors peuvent convenir à certains chevaux qui s’appuient, manquent de contrôle ou ont besoin d’un cadre plus précis. Ils doivent être utilisés avec une main stable et un vrai besoin identifié.

Notre sélection :

premier equine mors baucher double brisure sweet iron
Premier Equine mors Baucher double brisure Sweet Iron
  • Type : mors Baucher double brisure
  • Matière : sweet iron avec pastille en alliage de laiton
  • Usage : cheval qui a besoin de stabilité, travail régulier, contact plus encadré
  • Point fort : mors plus fixe et stable qu’un mors à anneaux classique
Prix indicatif : autour de 40 €
Disponible chez Sellerie Mae
premier equine mors pessoa double brisure sweet iron
Premier Equine mors Pessoa double brisure Sweet Iron
  • Type : mors Pessoa double brisure
  • Matière : sweet iron avec pastille en alliage de laiton
  • Usage : obstacle, travail rapide, cheval dynamique ou qui manque de contrôle
  • Point fort : action plus encadrante pour les cavaliers expérimentés
Prix indicatif : autour de 50 €
Disponible chez Sellerie Mae

FAQ sur les mors pour cheval

Quel mors choisir pour un cheval sensible ?

Pour un cheval sensible, il faut choisir un mors confortable, bien adapté à sa bouche et utilisé avec une main stable. Un mors double brisure, un mors droit ou un mors en résine peut être intéressant selon le cheval.

Le plus important est d’observer les réactions : bouche plus stable, moins de défenses, contact plus régulier et cheval plus décontracté.

Quel mors choisir pour un jeune cheval ?

Pour un jeune cheval, il vaut mieux choisir un mors simple, stable et facile à comprendre. Un mors simple brisure, double brisure, Verdun ou à aiguilles peut convenir selon la bouche et le niveau de travail.

L’objectif est d’apprendre le contact progressivement, sans utiliser un mors trop fort ou trop technique.

Comment savoir si un mors est à la bonne taille ?

Un mors à la bonne taille doit dépasser légèrement de chaque côté de la bouche, sans excès. Il ne doit pas pincer les commissures, ni bouger trop facilement.

Il faut aussi vérifier la hauteur du mors avec les montants du filet. Les plis à la commissure donnent un repère, mais ils ne remplacent pas l’observation du cheval au travail.

Faut-il prendre un mors plus fort si le cheval tire ?

Pas forcément. Un cheval qui tire peut manquer d’équilibre, de dressage, avoir une douleur, un problème de dents ou réagir à une main trop présente.

Avant de choisir un mors plus fort, il faut vérifier le travail de base, le réglage du filet, la taille du mors et l’état de la bouche.

Quelle différence entre mors simple et double brisure ?

Le mors simple brisure possède une seule articulation. Il est classique et polyvalent, mais peut créer un effet de pincement chez certains chevaux.

Le mors double brisure possède deux articulations et répartit souvent mieux les pressions. Il peut être plus confortable pour certains chevaux, mais tout dépend de la bouche et de la réaction au contact.

Quand faut-il changer de mors ?

Il faut changer de mors si le cheval montre des signes d’inconfort répétés, si le mors est à la mauvaise taille ou s’il est abîmé.

Un mors usé, rugueux, marqué ou mal accepté peut gêner le cheval. Le changement doit toujours répondre à un vrai besoin, pas à une simple envie de tester un modèle plus fort.

Conclusion

Choisir un mors pour son cheval ne consiste pas à chercher le modèle le plus doux ou le plus fort, mais celui qui correspond réellement à sa bouche, à sa sensibilité et à son niveau de travail.

Un mors simple brisure, double brisure, droit, Verdun ou Baucher peut convenir à beaucoup de chevaux selon leur besoin de stabilité, de confort ou de précision. Les mors plus techniques comme le Pessoa, le releveur, le Pelham ou le Goyo Aga doivent rester des choix réfléchis, utilisés avec une main précise.

La taille, la matière, l’épaisseur et le réglage du filet sont aussi importants que le type de mors. Un mors bien choisi doit permettre un contact régulier, une bouche mobile et un cheval disponible dans le travail.

Le meilleur mors est donc celui que le cheval accepte bien, qui reste confortable et qui permet au cavalier de communiquer clairement sans créer de tension inutile.